Tout le monde parle d’agriculture régénératrice…
Influence du gouvernement
Face à la nécessité d’atteindre la neutralité carbone et de réduire l’empreinte carbone, l’agriculture régénératrice est incontestablement un sujet d’actualité dans le secteur agricole. Décarboner les émissions agricoles représente un véritable défi, et la réalisation d’une économie à zéro émission nette d’ici 2050 constituera un objectif ambitieux pour le secteur agricole.
L’agriculture engendre inévitablement des émissions, notamment liées à l’élevage et à l’utilisation d’engrais. Le plan « Croissance zéro émission nette » récemment lancé par le gouvernement ( https://www.gov.uk/government/publications/powering-up-britain ) stipule toutefois que ces pratiques doivent se poursuivre pour assurer la pérennité de l’industrie agroalimentaire britannique, tout en réduisant les émissions « autant que possible ». L’agriculture régénératrice est sans doute l’un des rares moyens pour le secteur agricole britannique d’atteindre les objectifs de neutralité carbone fixés par le gouvernement. Loin d’être un plan extrémiste visant à interdire l’élevage bovin, l’agriculture régénératrice propose une nouvelle approche de l’agriculture, fondée sur la conservation et la restauration des sols. On peut la résumer en cinq principes clés :
Minimiser les perturbations du sol
Le sol est sans conteste la ressource la plus précieuse d’une exploitation agricole. Dans les approches de semis direct et de travail minimal du sol préconisées par l’agriculture régénératrice, le sol est généralement plus sain et retient mieux l’eau et les nutriments. Ces systèmes évitent le labour et le travail intensif du sol et utilisent une machine comme le semoir direct Moore Unidrill pour le semis. Il en résulte une meilleure protection contre les inondations et la sécheresse, ainsi qu’une réduction des besoins en engrais, grâce à une meilleure rétention des nutriments dans le sol. Globalement, la structure et la santé du sol sont nettement améliorées, et les taux d’implantation des cultures augmentent. De plus, la réduction du travail du sol limite les dommages causés aux vers de terre et autres organismes, tout en diminuant le temps de travail et les coûts de carburant, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Éliminer les sols nus
L’élimination des sols nus par le biais de résidus de récolte ou de cultures de couverture réduit l’érosion et le ruissellement, nuisibles à la vie aquatique et sources de pollution de l’eau. L’érosion et le ruissellement sont causés par une exposition prolongée aux intempéries (pluies excessives, chaleur, vent, etc.), phénomènes auxquels les sols ne sont plus exposés sous la protection des résidus de récolte ou des cultures de couverture. Ces dernières permettent également de séquestrer davantage de carbone, limitant ainsi son rejet dans l’atmosphère. Enfin, le maintien de racines vivantes est essentiel à la survie des organismes situés à la base de la chaîne alimentaire du sol.
Intégration des opérations d’élevage et de culture
Cette approche intègre les animaux et les plantes au sein d’un même écosystème. Contrairement à l’approche conventionnelle qui sépare l’élevage et les cultures, l’agriculture régénératrice crée un système circulaire : les plantes nourrissent les animaux et les animaux nourrissent les plantes. Par exemple, le pâturage des moutons ou des vaches favorise la croissance des plantes et restitue des nutriments naturels au sol par le biais du fumier, évitant ainsi l’utilisation d’intrants chimiques coûteux.

Diversifier les cultures et accroître la biodiversité végétale
L’intégration d’une variété de plantes dans un système de rotation des cultures accroît la diversité des nutriments qui pénètrent dans le sol par les racines et la décomposition naturelle, attirant ainsi les insectes, prédateurs naturels des ravageurs. La rotation des cultures équilibre également les échanges naturels entre les plantes et le sol. Accroître la biodiversité renforce la résilience des sols, leur permettant de mieux s’adapter aux aléas climatiques ou aux infestations de ravageurs.
Minimiser les apports chimiques
Les intrants chimiques tels que les engrais sont non seulement coûteux à l’achat, mais ils ont aussi un impact négatif sur notre planète. Leur production entraîne la libération de nombreux gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre, et lorsqu’ils sont épandus sur nos sols, ces gaz nuisent à la biodiversité et peuvent polluer les cours d’eau par ruissellement.
Êtes-vous prêt pour la transition vers l’agriculture régénératrice ?
À la lecture de ce qui précède, vous pourriez avoir l’impression que votre exploitation n’est pas encore prête pour les changements qu’une approche régénératrice peut engendrer, et que les exigences de neutralité carbone fixées par le gouvernement sont excessives. Cependant, le site web du DEFRA indique clairement que les mesures décrites dans le Plan Zéro Émissions Nette « s’appuient sur les progrès déjà accomplis par les agriculteurs » ; rappelons que depuis 1990 seulement, les émissions agricoles ont diminué de 12 %. De plus, le secteur laitier a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 12 % entre 2000 et 2020, tout en augmentant sa production laitière de 11 % avec un cheptel bovin réduit de 21 %.
Subventions gouvernementales
Bien entendu, des incitations substantielles existent pour les agriculteurs qui envisagent une agriculture régénératrice. Ces incitations sont présentées dans le cadre du programme d’incitation à l’agriculture durable ( https://www.gov.uk/government/collections/sustainable-farming-incentive-guidance ) et du programme de gestion des paysages ruraux ( https://www.gov.uk/guidance/countryside-stewardship-get-funding-to-protect-and-improve-the-land-you-manage ). Les agriculteurs peuvent également consulter la récente mise à jour sur la gestion environnementale des terres ( https://www.gov.uk/government/publications/environmental-land-management-update-how-government-will-pay-for-land-based-environment-and-climate-goods-and-services/environmental-land-management-elm-update-how-government-will-pay-for-land-based-environment-and-climate-goods-and-services ) pour connaître les modalités de ces incitations. D’autres mesures comprennent le Fonds d’investissement agricole ( https://www.gov.uk/guidance/farming-investment-fund ) et le Programme d’innovation agricole ( https://farminginnovation.ukri.org/ ), et l’ensemble des paiements ponctuels et continus peuvent être trouvés sur la page Financement pour les agriculteurs et les gestionnaires fonciers ( https://www.gov.uk/guidance/funding-for-farmers ) du site web GOV.UK.
Conclusion
Enfin, impossible de parler de Moore Unidrill sans mentionner brièvement nos produits ! L’achat d’un semoir direct est un excellent moyen pour votre exploitation d’entamer une transition vers une agriculture régénératrice. Si cette approche est très en vogue actuellement, Moore Unidrill y travaille avec passion depuis près de cinquante ans, avec des résultats concrets et une marque mondialement reconnue. Notre système de semis fonctionne aussi bien en semis direct qu’en travail minimal du sol, optimisant la santé des sols sans compromettre les rendements et contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs de neutralité carbone fixés par le gouvernement. Pour en savoir plus sur la façon dont un semoir Moore Unidrill peut amorcer la transition de votre exploitation vers une agriculture régénératrice, appelez le 028 2766 4444 ou trouvez votre distributeur local ici : https://www.moore-unidrill.com/find-dealers-distributors/ .